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Alès, porte des Cévennes

Alès, porte des Cévennes à la tradition tauromachique inconsistante

De toutes les villes du sud de la France qui organisent des corridas, Alès est certainement la plus improbable. Rien dans son histoire ne révèle la moindre affinité avec l’Espagne ni même avec les taureaux, de près ou de loin.

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La Picholine de Provence

Cette commune du Gard, d’environ 40 000 habitants, est souvent surnommée la porte ou la capitale des Cévennes, une région dont l’histoire a été marquée pendant des siècles par les guerres de religion entre catholiques et protestants. Les Cévennes vivent principalement, depuis toujours, de la culture de l’oignon, des oliviers, de la châtaigne et du murier. De nos jours, s’y ajoute le tourisme en raison de leurs paysages superbes et variés.

L’existence d’Alès remonte à l’époque des Gaulois et elle a été à partir du XVIe siècle un haut-lieu du protestantisme. Mais ce qui a fait son essor entre le XVIIIe et le XXe siècle puis causé son repli, c’est son activité industrielle autour de l’extraction du charbon, qui a fini par disparaître il y a une trentaine d’années.

Une autre activité industrielle florissante au XIXe siècle était celle de l’élevage des vers à soie. Louis Pasteur est venu y passer quatre ans pour élucider le mystère d’une maladie qui décimait les papillons. Il a trouvé comment s’en prémunir mais dans les années qui suivront, l’industrie de la soie déclinera à cause de la concurrence asiatique, amplifiée par l’ouverture de Canal de Suez.

Pour tenter de recréer une activité après la fin des mines de charbon, Alès va accueillir en 1973 la manufacture française de piano, qui fabrique des instruments sous les marques Rameau, Gaveau, Erard, puis Pleyel. En 2007, Pleyel a définitivement fermé son implantation alésienne.

Les années 60-70 vont voir une dégradation notable de la ville d’un point de vue architectural. Les maires de l’époque font raser une grande partie du centre historique remontant à l’époque médiévale, ainsi que des hôtels particuliers et des bâtiments aux façades ouvragées datant du XVIIIe et du XIXe siècles. A la place sont construits des immeubles en béton de dix à quinze étages qui enlaidissent gravement la ville.

Depuis quelques décennies, la population stagne. Un tiers des habitants ont plus de 60 ans, ce qui est bien plus que la moyenne nationale ou même régionale.

Comme on le voit, rien, absolument rien n’aurait dû conduire la ville à se retrouver parmi les communes tauromachiques. Et, de fait, à Alès, la corrida n’a jamais vraiment intéressé grand monde.

La première corrida avec mise à mort s’y tient en 1893. Il ne se passera plus rien en lien avec les taureaux dans les arènes d’Alès jusqu’en 1966, lorsqu’elles seront ré-ouvertes aux corridas. On peut lire dans un document diffusé par la municipalité : « Dès lors, la tradition tauromachique sur Alès est relancée ». Drôle de tradition puisqu’elle ne s’est exercée que pendant un an (de juillet 1893 à août 1894) avant de disparaître pendant 72 ans, puis périclite à nouveau durant une vingtaine d’années faute de public suffisant et ne connait un regain qu’en 1987 avec la venue de Nimeño 2. Les corridas ne vont ensuite se maintenir que grâce à d’importantes subventions.

Il n’est donc pas surprenant, au vu de cette prétendue tradition totalement inconsistante, qu’une large majorité des Alésiens souhaitent la disparition des corridas de leur ville (sondage CSA-CRAC Europe, juillet 2012).

En fait, le seul évènement réellement majeur en relation avec la corrida qu’a connu la ville d’Alès, c’est la fondation en 1991 de la plus ancienne association anti-corrida française. Il s’agit du CRAC, fondé par l’Alésien Jacques Dary qui y réside toujours et reste l’un des présidents d’honneur du CRAC Europe. Raison de plus pour faire disparaître de cette ville l’ignominie de la torture tauromachique que rien ne peut soutenir.

Revue de presse Communiqués

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    Grande manifestation anticorrida, samedi 31 mai 2014 à Alès en France (30100). La torture n’est pas notre culture ! Amis d’une civilisation qui rejette la barbarie, rejoignez-nous !

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    Large demonstration against bullfighting on Saturday 31 May, 2014 in Ales in France (30100) Torture is not culture ! Friends of civilization against barbarism, please join us !

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    Grande manifestazione contro la corrida a Sabato 31 maggio 2014 a Ales in Francia (30100) La tortura non è cultura ! Amici della civiltà contro la barbarie siate in molti